INTRODUCTION à l'HYPOTHYOIDIE

INTRODUCTION à l'HYPOTHYOIDIE

A première vue, il n'est de trouble plus facile à diagnostiquer et à traiter que l'hypothyroïdie. Nous disposons de tests hormonaux sanguins et de médicaments hormonaux de substitution. Que faut-il de plus?
Les médecins se basent sur une augmentation du taux sanguin de la TSH hypophysaire au-delà des normes de référence pour établir le diagnostic d'hypothyroïdie. Parce que dans l'hypothyroïdie, lorsque le taux sanguin des hormones thyroïdiennes chute (T4 et/ou T3), dû à une déficience de la glande thyroïde, la TSH augmente. Ce qui est particulièrement troublant est le fait que l'hypothyroïdie peut être manifeste en dépit d'un taux normal de la TSH.

Les médecins sont souvent en présence de patients qui consultent pour des symptômes apparemment liés à l'hypothyroïdie. Chez nombre de ces patients, les taux de la TSH et ceux de T4 et T3 peuvent être dans les limites de la normale, conduisant leurs médecins à exclure toute pathologie thyroïdienne, et cela souvent pendant des années, avant que leurs taux de la TSH ne s'élèvent suffisamment pour révéler leur état d'hypothyroïdie. Entre temps, des traitements symptomatiques seront prescrits pour chaque trouble pris à part. Cela concerne des dizaines de milliers de patients.

De plus, en dépit d'une thérapie apparemment adéquate, se fiant sur une TSH normale (revenue dans les normes de référence, devrais-je dire), un pourcentage élevé de patients continuera à présenter des symptômes.
Non diagnostiquée ou mal équilibrée en hormone thyroïdienne de substitution, l'hypothyroïdie peut avoir de graves conséquences sur la qualité de vie, voire des effets dévastateurs.

Où réside le problème? C'est la fourchette des valeurs de référence de la TSH qui pose problème. Selon l'AACE (Association Américaine des Cliniciens Endocrinologues) et des études plus récentes, la soi-disant "norme" a des limites trop larges, laissant, si leurs médecins ne s'y réfèrent pas, des dizaines de milliers de patients souffrir d'hypothyroïdie qui devraient bénéficier d'un traitement mais ne le reçoivent pas.

L'hypothyroïdie est une affection caractérisée par une diminution de la production des hormones thyroïdiennes. Parce que la thyroïdite d'Hashimoto (une maladie auto-immune) est la cause la plus commune d'hypothyroïdie, cette étude sera essentiellement consacrée à cette maladie, sans cependant négliger les autres aspects et les autres causes de l'hypothyroïdie.
Mais avant tout, une compréhension complète de la fonction thyroïdienne et des bases physiologiques de la thyroïde est nécessaire. Le métabolisme des hormones thyroïdiennes a des aspects méconnus dont l'importance est pourtant majeure pour la compréhension du traitement de l'hypothyroïdie. Un chapitre sera consacré aux maladies auto-immunes et aux anticorps antithyroïdiens, puisque ces derniers sous-tendent cette pathologie tel un fil rouge qui court tout au long de cet exposé.
Je m'efforcerai, par ailleurs, de démonter les relations entre l'hypothyroïdie, la fibromyalgie et de syndrome de fatigue chronique, entre la thyroïde et la ménopause, entre la leptine, le surpoids et la thyroïde, entre la thyroïde et les glandes surrénales, entre la thyroïde, le gluten et l'intestin. Ces rapports sont habituellement négligés, bien que ces pathologies, associées à des degrés divers, se rencontrent fréquemment dans la pratique médicale de tous les jours. Elles empoisonnent l'existence de millions d'individus. Leurs interactions, si elles sont prisent pleinement en considération, devraient influencer la prise en charge de ces pathologies.
Enfin, j'exposerai le traitement au regard des aspects physiologiques de l'hypothyroïdie et de ces pathologies associées. Je démontrerai pourquoi le consensus thérapeutique est inefficace et obsolète dans la vaste majorité des cas. De nouvelles options existent afin d'optimiser le traitement et amener à la résolution des symptômes.
 

norkurld@zahav.net.il
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