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Le Syndrome de la Fibromyalgie
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La FIBROMYALGIE est une maladie chronique,
cyclique et protéiforme, c'est- à-dire qui se présente sous les aspects les
plus divers. Elle se distingue d'autres maladies du fait qu'elle n'affecte pas
un type de cellule particulier ni un organe spécifique. Elle se manifeste par
une myriade de symptômes qui apparemment n'ont aucun lien les uns avec les
autres. De plus, il existe un nombre infini de combinaisons de symptômes entre
eux avec des variations d'un jour à l'autre. Sont également différents les
premiers troubles d'un malade à l'autre, et il semble bien souvent difficile de
déterminer quand se sont installées les premières manifestations de la maladie.
Avec le temps, il est cependant possible de dégager des dénominateurs communs à
toutes ces formes cliniques de la maladie: répercussion préjudiciable sur la
vie professionnelle et sur la vie de tous les jours, perturbation des liens
familiaux et des relations avec autrui, perturbation psychique, avec dans bons
nombres de cas une invalidité mentale et physique marquée.
Les symptômes les plus communs sont les suivants:
Troubles du système nerveux :
fatigue, irritabilité, nervosité, anxiété, dépression, troubles de la mémoire
et de la concentration (fibrofog), apathie, insomnie, réveils nocturnes
fréquents et sommeil non réparateur, vision floue, malaises, vertiges ou
équilibre instable, maux de tête, migraines.
Troubles musculaires et ostéo-articulaires :
douleurs généralisées au niveau des muscles, des tendons et des ligaments, avec
raidissement souvent marqué au réveil. Les douleurs sont de toutes formes et de
tous types, lancinantes, transfixiantes, à type de coup de poignard, de
piqures, de contractures, de brûlures, de sensation pseudo-grippale, avec
toutes les intrications possibles. Sont souvent concernées les zones
préalablement traumatisées ou opérées. Des douleurs temporo-maxillaires sont
fréquentes, associées avec des difficultés de la mastication, de même que des
douleurs faciales parfois atroces et des céphalées dont l'origine est souvent
décrite à la nuque. Les maux de tête peuvent être généralisés ou concerner
seulement une moitié du visage ou n'être localisés que dans la région
occipitale et à la nuque. S'associent parfois des douleurs
déchirantes aux chevilles. Il existe fréquemment des
douleurs articulaires, avec ou sans gonflement articulaire ou juxta-articulaire
(jouxtant l'articulation), aux épaules, aux poignets, aux doigts, aux
genoux. Les muscles peuvent être le siège de légères fasciculations
ou convulsions, et le syndrome de la jambe sans repos peut se manifester.
Souvent les patients décrivent des sortes de décharges éléctriques dans les
muscles ou des fourmillements et une faiblesse musculaire généralisée.
Troubles gastro-intestinaux :
dans 60 %, des cas, il existe le syndrome du colon irritable qui associe de
fréquents gaz, un gonflement abdominal, des crampes abdominales, une
constipation ou une diarrhée (ou alternance des deux). Parfois un état
nauséeux, des douleurs gastriques avec brûlures, dyspepsie, hyperacidité
gastrique et goût anormal dans la bouche.
Troubles génito-urinaires :
65 % des femmes fibromyalgiques présentent des douleurs de la sphère
génito-urinaires. Vulvodynie (dans 15 % des cas), c'est-à-dire des
douleurs à la vulve avec démangeaisons et brûlures des petites lèvres (vulvite)
ou de l'orifice vulvaire et de sa périphérie (vestibulite), avec ou non
irritation visible de la muqueuse ; spasmes vaginaux ou crampes
vaginales ; douleurs sexuelles (dyspareunie) avec ou sans sécheresse
vaginale. Dans 25 % des cas, mictions fréquentes diurnes et nocturnes
d'une urine souvent concentrée, picotements urinaires, difficulté de la miction
(dysurie), brûlures urinaires avec ou sans infection, antécédents
d'infections urinaires à répétition dans le cadre d'une cystite interstitielle
chronique ; spasmes de la vessie. Le syndrome prémenstruel est
habituellement plus intense. Tous les troubles de la fibromyalgie présentent
une aggravation prémenstruelle.
Troubles dermatologiques :
sensations de picotement, de démangeaison, de vibration éléctrique de la
peau ; toutes sortes de manifestations cutanées prurigineuses ou
non, eczéma, crevasses, éruptions de boutons, de furoncles, rashes,
neurodermite et dermite séborrhéique ; sensation de brûlure souvent
intense à la paume des mains et à la plante des pieds, avec parfois gonflement
; sécheresse cutanée ; sensibilité exagérée au toucher
(hyperesthésie) ; sueurs profuses avec ou sans bouffées de chaleur.
D'intenses démangeaisons peuvent survenir à n'importe quel endroit du corps,
avec souvent une recrudescence nocturne. Ongles friables et cassants, cheveux
de mauvaise qualité, tombants et de repousse médiocre. Parfois, il existe une
réaction excessive de la peau qui rougit et se tuméfie à l'endroit où l'on
exerce un léger frottement avec une pointe émoussée (dermatographisme).
Autres manifestations :
congestion nasale ; bouche séche, goût anormal souvent métallique dans la
bouche ; sifflements d'oreilles passagers ou bruits anormaux plus ou moins
permanents (tinnitus) ; engourdissements des mains, des pieds ou au niveau
du visage, et fourmillements ça et là (paresthésies) ; crampes aux jambes
et aux pieds ; température corporelle basse et grande sensibilité au
froid ; grande susceptibilité aux infections et aux allergies en tous
genres ; hypersensibilité aux bruits, à la lumière, aux odeurs et
aux produits chimiques ; gonflements des paupières et des mains à
prédominence matinale ; surcharge pondérale ; yeux secs
irrités ; palpitations ; syndrome hypoglycémique avec une envie
irrésistible d'aliments sucrés.
Toutes les cellules du corps peuvent être
concernées par la maladie, tous les tissus peuvent être
affectés. Tous les symptômes, aussi divers soient-ils, sont reliés
à une même maladie, la FIBROMYALGIE, et tous relèvent d'une même origine.
Un médicament, la GUAIFENESIN, traite l'ensemble des symptômes et renverse
complètement le cours de la maladie.
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Quand le terme FMS a-t-il été
utilisé pour la première fois?
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Le Syndrome de la FIBROMYALGIE a été officiellement reconnu en tant qu'entité
clinique à part entière par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) lors de
la Déclaration de Copenhague du 1.1.1993. Il a été déclaré être la cause la
plus fréquente des douleurs musculaires chroniques diffuses.
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Prévalence sur la population
générale
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Elle est présente dans toutes les ethnies à travers le monde. Le sexe-ratio est
de 85 % de femmes pour 15 % d'hommes. Cela se traduit en Israël par au moins
200 000 individus souffrants de FMS, dont au
moins 170 000 femmes. Les rhumatologues
parlent de la fibromyalgie comme étant l'affection la plus fréquente qui peuple
leurs consultations.
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La FMS est une maladie
génétique. A quel âge se manifeste-t-elle?
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La FIBROMYALGIE est une maladie génétique, héréditaire. Elle
peut affecter une famille entière, comme par exemple une mère et ses deux
filles. Lorsque les deux parents sont atteints de la maladie, tous leurs
enfants seront fibromyalgiques (il existe une forme pédiatrique de la FMS). Le
docteur R. Paul St. Amand a traité les membres d'une même famille s'échelonnant
sur trois générations, dont une fillette âgée de deux ans, ainsi que des
patients dont la maladie ne s'est manifestée qu'une fois passés leurs
soixante-dix printemps. Une de mes patientes a développé la maladie à l'âge de
80 ans. Ce large éventail de l'âge d'apparition de la maladie est impossible à
expliquer par la présence d'un seul gène défectueux. C'est pourquoi il semble
que dans la pathogénie de la fibromyalgie plusieurs gènes soient en cause. Le
nombre de gènes responsables, couvrant une pallette allant de gènes mineurs
(récessifs) à des gènes plus dommageables (dominants), permet toutes les sortes
de combinaisons entre eux qui vont déterminer l'âge d'apparition de la maladie
ainsi que la sévérité des symptômes. Chez ceux qui n'auraient qu'un défaut
mineur dans la séquence des acides aminés des gènes en cause, la maladie peut
pratiquement ne jamais se manifester ou jamais complètement, voire même
transitoirement ou
épisodiquement. Puisque
85 % des fibromyalgiques sont des femmes, il paraît logique d'admettre qu'au
moins un gène défectueux est localisé sur le chromosome X.
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Les facteurs qui induisent
l'apparition de la maladie
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A des degrés variables pour chacun, et sous l'influence individuelle du
potentiel génétique défectueux, certains traumatismes peuvent
précipiter l'apparition de la maladie.
Le facteur déclenchant peut être un accident, une infection, toutes sortes
d'actes chirurgicaux, voire une intervention dentaire, un traumatisme
psychique, stress ou autres tensions nerveuses. Mais ces facteurs favorisant
l'entrée dans la maladie n'en sont en aucun cas la cause. On peut également
noter que les zones douloureuses fibromyalgiques se superposent
souvent aux régions du corps préalablement traumatisées,
accidentées ou opérées ; cette observation n'exprime pas un lien causal.
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La FMS est une maladie
métabolique
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Le rôle du phosphate
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La FIBROMYALGIE est une maladie métabolique. L'incapacité
à produire de l'énergie appropriée, adéquate, dans les tissus affectés explique
l'ensemble des troubles de la fibromyalgie. Les divers gènes défectueux
altèrent la capacité des reins à disposer des PHOSPHATES.
La fibromyalgie est due à une anomalie dans l'excrétion rénale des phosphates,
d'origine génétique.
Tout commence dès la naissance par une minuscule rétention des phosphates. Les
os vont bientôt être débordés dans leur capacité à remplir leur rôle
habituel de stockage des phosphates. Ces derniers vont graduellement être
dissiminés et s'accumuler un peu partout, pour finir par atteindre des niveaux
critiques dans certains tissus, les muscles et les tendons en particulier.
C'est en compagnie du calcium que les phosphates en excés pénètrent dans les
cellules, et c'est ensemble qu'ils initient les perturbations métaboliques qui
vont conduirent aux symptômes de la
fibromyalgie.
En effet, la rétention d'une substance biochimique au sein même d'une cellule
provoque un dysfonctionnement métabolique qui va engendrer une incapacité à
répondre aux besoins énergétiques. Les cellules utilisent leur énergie sous
forme d'adénosine triphosphate (ATP) pour remplir leurs fonctions métaboliques
et autres tâches qui nous sont vitales. La rétention des phosphates interfère
avec la formation de l'énergie dans les cellules affectées. Les fonctions
cellulaires sont compromises. Si l'énergie est insuffisante, « rien ne
marche plus».
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Le rôle du calcium
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Pour que soit maintenu l'équilibre électrique à même une cellule, deux charges
négatives de l'ion phosphate sont contrebalancées par deux charges positives de
l'ion calcium. L'excès cellulaire des phosphates entraîne donc un excés
cellulaire du calcium. Le calcium a une fonction primordiale au sein de la
cellule. Normalement il siège dans le réticulum endoplasmique,
le réservoire cellulaire. Lorsqu'une stimulation se présente, le signal
d'action est transmis au réticulum endoplasmique, lequel va libérer le calcium
dans le cytosol, la partie liquide du cytoplasme cellulaire. La
quantité de calcium libérée est exactement proportionnelle à la tâche réclamée,
ni plus ni moins. Le calcium est l'élément générateur final qui enclenche
l'action cellulaire. La cellule instruite à agir,
continue à le faire jusqu'à ce que les signaux provenant du
calcium cessent. Pour interrompre ces signaux, les cellules possèdent des
pompes enzymatiques qui utilisent l'ATP comme source d'énergie, à l'instar de
toutes les fonctions métaboliques de l'organisme. Ces pompes enzymatiques ont
pour fonction de ramener le calcium dans son réservoire, le réticulum
endoplasmique, ou de l'expulser de la cellule. Etant donné que chez le
fibromyalgique les capacités énergétiques sont pauvres, en raison d'une
insuffisance en ATP, le calcium s'accumule dans le cytosol, là où il
ne devrait plus se trouver, là où son action pour une tâche spécifique n'est
plus réclamée ni désirée. Il en résulte que les tissus en excès de phosphates
se trouvent comme constamment stimulés jour et nuit, jusqu'à un point
d'épuisement.
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La palpation des fibromyalgiques met en évidence de nombreuses enflures et
bosses dans les muscles, les tendons et les ligaments. Ces zones sont sous
tension 24 heures par jour. Seul le calcium peut être tenu pour responsable
d'une stimulation incessante dans le cytosol des cellules.
Normalement, les cellules respectent des phases de repos dans leurs fonctions
métaboliques. Chez les fibromyalgiques, c'est cette absence ou le
manque de qualité de ces phases de repos qui engendre toute
la symptomatologie. A un degré ou un autre, cela affecte ou affectera toutes
les cellules de l'organisme.
En résumé, l'excès cellulaire en phosphates pertube la formation d'une énergie
adéquate (ATP). Cela se traduit par un excès de calcium dans la cellule qui va
la stimuler et la maintenir en suractivité. Ce dysfonctionnement cellulaire
conduit à un syndrome d'hyperactivité métabolique et d'épuisement énergétique.
Seule la restauration d'une production normale d'ATP peut rétablir ces abus
métaboliques. La GUAIFENESIN est toute désignée pour restaurer la production
énergétique en libérant l'organisme d'un blocage biochimique de nature
génétique dont le point de départ se situe dans les reins.
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Etudes de biopsies musculaires
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Des biopsies au niveau de lésions du trapèze ont été réalisées sur des malades
fibromyalgiques. Des différences significatives ont été notées par rapport à
des biopsies de contrôle sur des individus indemnes de FMS : réduction de
70% du taux d'ATP et de 21% de la phosphocréatine, riche en phosphates de haute
énergie. Toutes les fibres d'un même échantillon ne sont pas affectées,
ce qui confirme qu'on n'est pas en présence d'une maladie musculaire
congénitale. Une autre étude a révélé des taux bas d'ATP à l'intérieur des
globules rouges de fibromyalgiques.
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Résultats biologiques
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Diverses études biologiques confirment l'étendue des méfaits
de la fibromyalgie. Il a été démontré l'existence de perturbations
significatives, en plus ou en moins, dans la production d'hormones, de
neuromédiateurs et de diverses autres molécules et substances chimiques. On
reporte des taux bas de l'hormone de croissance, du facteur de croissance I de
l'insuline-like, de la sérotonine, du calcium libre ionisé, de la calcitonine,
du cortisol libre urinaire, de certains acides aminés, du neuropeptide Y, de
l'hormone de stimulation thyroïdienne (TSH), dans la numération des cellules T.
D'autres s'avèrent augmentés : la prolactine, la substance P, l'enzyme de
convertion de l'angiotensine, et l'acide hyaluronique lors d'une seule étude.
Des biopsies cutanées ont montré un excès des cytokines et d'immunoglobulines G
dans le derme. Tant d'altérations de tests biologiques montrent combien de
tissus et de systèmes peuvent être affectés dans la fibromyalgie.
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Tests sanguins
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Il n'existe pas de test specifique de laboratoire qui confirme
le diagnostic de FIBROMYALGIE. Les radiolographies, scanners ou
autres ne montrent rien. Cependant, l'historique détaillée de la maladie
(l'anamnèse) révèlera sa chronologie cyclique et conduira au diagnostic. Ce
dernier sera confirmé par l'existence d'enflures et de bosses dans un certain
nombre de muscles, tendons et ligaments lors d'une palpation
minutieuse de tout le corps. Le résultat de cette palpation sera
représenté sur un schéma. Non seulement cet examen confirme la maladie, il
matérialise, authentifie et crédibilise les complaintes du patient, mais aussi
il aide à déterminer le dosage efficace de la GUAIFENESIN et à observer, lors
d'examens successifs, la régression de la maladie. La GUAIFENESIN
« nettoie » le fibromyalgique de ses enflures et bosses. La vitesse
de sédimentation est normale dans la fibromyalgie étant donné qu'il ne s'agit
pas d'une maladie inflammatoire. Une vitesse augmentée chez
une authentique fibromyalgie mérite d'être explorée.
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Maladies associées
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Dans plus de 20% des cas, la FIBROMYALGIE est associée à
d'autres maladies, à savoir des maladies rhumatologiques et
systémiques avec diverses anomalies immunologiques (maladie de Behçet, lupus
érythémateux disséminé, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, maladie de
Sjögren.), une hyperparathyroïdie, une hypothyroïdie, une thyroïdite
d'Hashimoto, etc.
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FMS et hypoglycémie
(fibroglycémie )
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Le syndrome d'HYPOGLYCEMIE, entité
clinique à part, peut être induit ou intensifié par la fibromyalgie. 40% des
femmes et 20% des hommes souffrant de fibromyalgie présentent une hypoglycémie
ou une intolérence aux hydrates de carbone. On parle de FIBROGLYCEMIE
lorsque les deux pathologies coexistent. Des symptômes de l'hypoglycémie se
chevauchent avec ceux de la fibromyalgie.
Les troubles hypoglycemiques aigus sont
aisément identifiables. Ils surviennent dans les trois ou quatre heures qui
suivent un repas, et sont possibles en pleine nuit : attaques de panique,
tremblements des mains ou de tout le corps, subites bouffées de sueurs,
sentation de faim impérieuse, maux de tête, palpitations ou arythmie cardiaque,
sévère anxiété, malaises ou syncopes. Ils n'apparaissent cependant pas chez
chacun.
Les troubles hypoglycémiques chroniques
peuvent exister indépendemment du taux de sucre dans le sang. Ils sont dus à
une asthénie métabolique constante engendrée par l'hypoglycémie plutôt qu'à des
chutes du sucre sanguin avec leurs régulations hormonales. Des céphalées sont
ressenties à type de bandes frontales concentriques autour de la tête. Par
ailleurs, fatigue, insomnie, irritabilité, nervosité, émotivité, sueurs,
malaise, sifflements d'oreilles, troubles de la mémoire et de la concentration,
fourmillements des extrémités et au visage, crampes musculaires, douleurs
abdominales, ballonnement abdominal, diarrhée. Fait remarquable, ces troubles
sont soulagés par un repas et sont exacerbés par la faim.
La plupart des malades présentant une FIBROGLYCEMIE
ont une envie constante et irrépressible d'aliments ou boissons sucrés dans des
tentatives, souvent vaines, d'en tirer quelque énergie. Sucres et aliments
riches en amidon sont rapidement convertis en glucose dans le processus
biologique de la digestion, c'est pourquoi l'organisme privilégie cet apport.
Malheureusement, chez ces fibroglycémiques, chaque apport sucré saturera
rapidement les rouages métaboliques en molécules de glucose, provoquant à
chaque fois une libération pancréatique d'insuline qui réduira cette soudaine
montée de la glycémie, en dirigeant le glucose vers les cellules musculaires,
hépatiques, graisseuses et autres. De plus, et c'est ce qui nous intéresse ici
tout particulièrement, l'insuline participe à accroître la
réabsorption rénale des phosphates mais aussi à leur réintroduction dans
diverses cellules de l'organisme. Ainsi, les fluctuations du taux
d'insuline ne feront qu'intensifier les symptômes de la fibromyalgie. Les
symptômes de l'hypoglycémie vont se confondre avec ceux de la
fibromyalgie. Ces patients sont confrontés à un sérieux
problème métabolique. Des modifications dans leur comportement
alimentaire deviennent essentielles. Aucun compromis dans la diète ne sera
permis, sinon au prix de l'exacerbation des symptômes, même si la GUAIFENESIN
remplit parfaitement son rôle. Hypoglycémie et fibromyalgie devront être
traitées parallèlement. La suppression des
sucres et autres aliments riches en amidon évitera les
fluctuations de la glycémie et, en conséquence, les pics insuliniques néfastes.
Il a été démontré que les fibromyalgiques possèdent une capacité réduite à
stimuler la partie hypothalamo-hypophysaire de l'axe
hypothalamo-hypophyso-surrénalien, ainsi que le système sympathique
adrénergique, conduisant à une réponse insuffisante de l'hormone hypophysaire
corticotrope (ACTH) et de l'adrénaline face à un état hypoglycémique.
L'inaptitude de ces systèmes neuroendocriniens chez les fibromyalgiques peut
d'autant mieux expliquer le chevauchement des troubles fibromyalgiques et
hypoglycémiques.
Aucune diète n'est nécessaire en l'absence de FIBROGLYCEMIE.
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Le Syndrome de Fatigue Chronique
(CFS)
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Le SYNDROME DE FATIGUE CHRONIQUE est assimilé à la
fibromyalgie, il a pour origine le même trouble génétique.
Pour la plupart des patients, les deux termes ou conditions, fibromyalgie et
syndrome de fatigue chronique, coexistent. Pour d'autres, un symptôme ou un
groupe de symptômes prédomine. Il n'existe pas de syndrome de
fatigue chronique stricto sensu, exclusif. Un
interrogatoire bien conduit et une palpation minutieuse mettront en évidence
leur existence simultanée. A des degrés divers en intensité, tous les symptômes
du syndrome de fatigue chronique rencontrent les critères de la fibromyalgie.
Nous avons affaire à même affection qui se présente sous divers aspects, en
fonction du seuil individuel de la douleur et des zones, systèmes ou organes
affectés et au devant de la scène. Ceux qui possèdent un seuil très haut de la
douleur peuvent n'avoir que la fatigue comme trouble dominant. L'anamnèse
retrouvera cependant des symptômes du colon irritable, de vagues douleurs
vulvaires ou de légers troubles mictionnels, associés à quelques complaintes
douloureuses musculaires et tendineuses, mais le tout bien modeste ou
insignifiant comparé à l'importance de la fatigue, de la dépression ou des
troubles cognitifs.
Selon la sévérité de l'atteinte du système nerveux, certains
fibromyalgiques, outre la fatigue, souffrent d'une perte marquée et
handicapante de leur mémoire immédiate ou à court terme. Ils oublient ce qui
vient de leur être dit et ne se souviennent où ils ont déposé des
objets. Ajoutée à cela une perte du sens de
l'orientation, ils peuvent se trouver perdus en des endroits familiers.
Au beau milieu d'une conversation ou d'une activité, ils peuvent perdre le fil
de l'une ou de l'autre. Un quelconque raisonnement ou un simple exercice de
déduction peut être difficile, voire impossible. Certains ne peuvent lire par
manque de concentration ou par inaptitude à de nouvelles acquisitions, ou par
perte de la mémoire des noms. Certains oublient leurs rendez-vous ou leurs
projets immédiats, ou ne se souviennent pas s'ils ont ou non réglé leurs
factures. Ces patients deviennent hypersensibles aux bruits, aux lumières
vives, aux odeurs. Ils pleurent aisément et s'énervent à la moindre
contrariété.
Il est important de reconnaître en
ces troubles cognitifs et en ces
hyper-réactions sensorielles et émotionnelles les
expressions d'une même pathologie, la fibromyalgie. Le
syndrome de fatigue chronique et celui de fibromyalgie avec ses complaintes
douloureuses initiales et prédominantes répondent tous deux favorablement au
même traitement par la GUAIFENESIN.
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FMS et son incidence sur les
troubles ostéo-articulaires
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Dans la fibromyalgie les articulations restent une des localisations les plus
longtemps indemnes d'accumulation des phosphates. La
fibromyalgie n'est pas une maladie ostéo-articulaire, mais des
douleurs aux articulations, avec ou sans gonflement, rougeur ou chaleur locale,
sont fréquentes. Aucun dommage articulaire n'est à craindre si la fibromyalgie
est efficacement traitée par la GUAIFENESIN. Mais livrée à elle-même, après des
années d'évolution et d'aggravation inéluctable, la
fibro-myalgie va finalement faire le lit à une ostéo-arthrite par
précipitation de cristaux de phosphate de calcium.
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Comment s'explique l'aspect
cyclique de la FMS
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Gonflements tissulaires
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Les enflures et bosses que l'on trouve à la palpation au niveau des tendons,
des ligaments et principalement dans les muscles, sont plus ou moins
douloureuses, voire pas du tout, selon qu'elles pressent ou non sur des
terminaisons nerveuses. Une petite bosse peut ainsi être plus douloureuse
qu'une grosse enflure. Il est question égale-ment du seuil de la douleur de
chacun. Les douleurs passent d'un endroit à l'autre, varient d'un jour à
l'autre, ou restent par ailleurs fixes en localisation et intensité.
90 à 95% de ces gonflements tissulaires correspondent
à de l'eau collectée sous pression. Toutes les cellules fibromyalgiques
subisent de constantes accumulations d'eau, d'excès de phosphates, de calcium
et autres substances chimiques. C'est le liquide extra-cellulaire qui, en
pénétrant dans les cellules, provoque davantage de pression et de douleurs
selon l'incidence sur la taille des enflures et des bosses. Lorsqu'une partie
de l'eau est expulsée, leur taille se réduit et les douleurs diminuent. En
vérité, le flux sanguin subit des fluctuations qualitatives et quantitatives
(volumétriques) selon l'importance des drainages cellulaires et du nombre de
sites concernés.
Chez le fibromyalgique, tout est fonction de la capacité des reins à éliminer
les phosphates.
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Le rôle essentiel des reins
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Le rein contrôle le taux des phosphates sanguins. Ces derniers sont filtrés
lors du passage du sang dans les glomérules rénaux et poursuivent leur route
dans les tubules rénaux. Une autre voie de passage, évitant la
filtration glomérulaire, se fait directement du sang vers les
cellules rénales elles-mêmes et de celles-ci vers les tubules. Les phosphates
sont ensuite éliminés dans l'urine, mais peuvent aussi être réabsorbés de
l'urine primitive, à travers les cellules qui tapissent les tubules, vers les
cellules rénales, puis réintroduits dans la circulation sanguine. Le rein
retient ou élimine les phosphates selon les besoins de l'organisme.
Le rein fibromyalgique n'arrive pas à excréter dans l'urine
les phosphates suffisamment rapidement. Cela est dû à un
déficit enzymatique d'origine génétique qui perturbe le processus physiologique
rénal normal. Il en résulte un retour excessif de phosphates vers
le sang , d'où une augmentation de leur taux sanguin.
L'organisme ne peut pas tolérer une augmentation des phosphates dans le
sang dans la mesure où ces derniers sont en corrélation avec le taux du calcium
sanguin. Si les phosphates s'élèvent, le calcium doit nécessairement chuter, ce
que l'organisme n'accepte pas non plus. A cela, les quatre glandes
parathyroïdiennes situées dans le cou vont répondre en sécrétant la
parathormone (PTH), l'hormone parathyroïdienne, dont le rôle est de maintenir
constante la calcémie. Etant donné que dans la fibromyalgie les phosphates ne
peuvent être suffisamment excrétés, ni ne peuvent rester en excés dans le sang,
une certaine quantité devra être transférée vers les os. Lorsque ces derniers
seront saturés, les phosphates iront se déposer dans toutes
sortes de cellules de l'organisme. Alors de l'eau
va pénétrer dans ces cellules, accompagnée par du calcium, entre autres, afin
de diluer la concentration intracellulaire des phosphates et éviter toute
cristallisation. Les gonflemments tissulaires réapparaissent et toute la
séquence métabolique se répète, avec son cortège de pression, de douleurs, de
symptômes habituels, cognitifs et autres, comme si tout recommençait, avec
parfois la survenue d'autres symptômes ou d'autres localisations douloureuses
selon que les phosphates seront allés se loger ailleurs. Chaque
cycle se termine réglé par l'activité métabolique du moment. Certains
tissus n'auront initialement qu'une atteinte sporadique. Chaque cycle est suivi
d'une période de repos. De la qualité et de la durée de ces périodes de repos
dépendra la permanence des symptômes.
Enflures et bosses, avec le temps, seront plus nombreuses. Les symptômes
également vont s'aggraver à mesure que les excès de phosphates vont
s'additionner pour déprimer encore davantage la production énergétique et la
rendre quasi constamment défectueuse. Les périodes de repos seront de plus en
plus courtes. La sévérité de la maladie est fonction de sa
durée d'évolution.
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Mode d'action de la GUAIFENESIN
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La GUAIFENESIN agit au niveau du rein, sur les cellules des tubes proximaux. Le
mécanisme par lequel la GUAIFENESIN purge le corps des phosphates est
comparable à un robinet qui drainerait le rein de substances nuisibles. Cela
rappelle nos canalisations domestiques. Imaginons un robinet central muni d'un
filtre (le rein) qui draine une canalisation centrale (le sang) dans
laquelle se déversent des milliers de petits réservoires (les cellules
fibromyalgiques) ayant collecté de l'eau de pluie. Lorsqu'on ouvre le robinet,
c'est sous pression que l'eau des petits réservoires va être attirée vers la
canalisation centrale puis vers le filtre, quelles que soient
les distances respectives entre les réservoires et le robinet. En
fin de compte, la quantité d'eau des réservoires sera diminuée
proportionnellement à celle expulsée par le robinet à travers son filtre.
Qu'en est-il si le filtre rénal fonctionne normalement hormis pour les
molécules de phosphate contenues dans l'eau (devenue urine primitive dans les
tubes proximaux) ?
Le fibromyalgique a des reins normaux, excepté une action spéciale. Nous savons
que le rein reçoit les phosphates venus du sang et se charge de s'en
débarrasser avec l'urine ou de les retenir et de les renvoyer
dans le sang selon les besoins de l'organisme, mais
aussi en fonction des capacités des
cellules tubulaires à les excréter vers l'urine. Chaque
étape, chaque fonction est effectuée sous le
contrôle d'enzymes spécifiques. Chez le fibromyalgique,
c'est l'enzyme présent dans les cellules des tubes
proximaux et chargé d'excréter les phosphates vers l'urine qui est
génétiquement défectueux. Il est possible qu'un autre enzyme soit
également défectueux, celui qui permet l'entrée des
phosphates du sang vers les filtres glomérulaires ou, directement, vers les
cellules tubulaires. Le fibromyalgique est incapable d'ouvrir suffisamment ses
robinets rénaux, à savoir les mailles de ses filtres, quand il s'agit
d'excréter les phosphates en excès. Ces derniers, débris métaboliques, seront
réabsorbés pour retourner dans le sang, puis forcément, comme nous l'avons vu,
vers les cellules fibromyalgiques affectées et éventuellement vers d'autres qui
le deviendront. Une sorte de « retour à l'envoyeur » qui entretient
le cycle de la maladie.
La GUAIFENESIN assite le rein dans cette action spéciale d'excréter les
phosphates. Dans les cellules fibromyalgiques, les phosphates en excès
empêchent la production normale d'énergie (ATP). Si le rein purge suffisamment
les excès de phosphates, seront également purgées de leurs excès en phosphates
les cellules fibromyalgiques, dès lors capables de produire tout l'ATP requis.
Les pompes enzymatiques, qui nécessitent de l'ATP, pourront à nouveau
remplir leur rôle en pompant le calcium de leur site inapproprié vers leur
réservoire naturel ou hors de la cellule. Les cellules ne seront plus en
suractivité 24 heures sur 24, elles pourront observer des phases de repos
physiologique, et ainsi restaurer leurs fonctions métaboliques et énergétiques.
La GUAIFENESIN permet au filtre rénal d'ouvrir largement ses mailles destinées
à excréter les phosphates. Cette action entraîne donc avec elle la libération
vers le flux sanguin de phosphates en masse, et autres débris métaboliques,
venant d'un nombre considérable de cellules affectées. Les reins ne pourront
cependant pas répondre dans l'instant à ces afflux
de phosphates, même si la GUAIFENESIN les aura rendus pleinement opérationnels.
Le sang va donc récupérer un grand nombre de phosphates et les redéposer un peu
partout dans le corps, et même d'où ils ne venaient pas, affectant des cellules
jusque-là indemnes d'excés en phosphates. C'est du « déjà
vu », comme précédemment sans traitement, mais
cette fois-ci c'est pire. L'exacerbation des symptômes est à son comble. Cette
exacerbation des symptômes, voire de nouveaux symptômes ou le retour de
symptômes depuis longtemps oubliés, s'explique par la purge rapide de multiples
sites fibromyaliques simultanément. Cette exacerbation est un
mal nécessaire, c'est un passage obligé.
Puis une phase d'accalmie survient, suivie d'autres cycles douloureux, mais de
moins en moins, entrecoupés de phases d'accalmie de plus en plus longues. Ces
exacerbations initiales ne sont pas des effets secondaires de la GUAIFENESIN,
mais bien des signes salutaires sur des reins qui désormais fonctionnent dans
la bonne direction. La GUAIFENESIN va en effet renverser de
façon progressive tout le processus métabolique de la maladie. Si au
début dix ou vingt sites sont purgés à la fois, plus tard ils ne seront que un
ou deux avec des cycles douloureux à peine perceptibles. Les hauts et les bas
concernent les symptômes mais aussi les lésions palpables, les enflures et les
bosses, lesquelles, à la longue, se ramollissent, rapetissent, se fragmentent
et finissent par disparaître.
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